L’ACF IdF et Le Cinéma Utopia St-Ouen-L’aumône (95) présentent Le Jeudi 5 Janvier 2017 À 20 H30 « SWAGGER » suivi d’un débat animé par Mariana Alba de Luna et Véronique Outrebon

Vers La 4ème Journée D’étude De L’Institut Psychanalytique De L’Enfant

L’ACF IdF et Le Cinéma Utopia St-Ouen-L’aumône (95)

                                          Présentent  Le Jeudi 5 Janvier 2017 À 20 H30

SWAGGER

d’Olivier Babinet

 

Issu à l’origine des quartiers noirs américains, le terme swagger a été popularisé par certains rappeurs d’Atlanta et de Houston dans les années 90 pour se répandre en 2011 telle une traînée de poudre à travers cette expression « t’as le swag ! » Mais savions-nous que c’est à Shakespeare que nous devons d’avoir popularisé le verbe to swagger en 1590 à travers le personnage de Puck dans le « Songe d’une nuit d’été » ?

« What hempen homespuns have we swaggering here so near of  the craddle of the fairy queen » (« Quels sont ces rustiques personnages qui font ici les fanfarons si près du lit de la reine des fées»). Swagger signifie donc « fanfaronner, frimer, avoir du style » et n’appartient pas à une classe sociale déterminée. On peut avoir le swag dans le 9-3 aussi bien que dans le 16ème. Visuellement, cela ne se traduira pas tout à fait de la même manière.

L’effet swag d’Olivier Babinet, le réalisateur, est d’avoir eu la bonne  idée de filmer un bouquet d’adolescents d’Aulnay-sous-Bois (93) et à travers eux de redéfinir ce qu’est être ado en banlieue loin des clichés inquiétants et misérabilistes. A la croisée du documentaire et de la fiction, il dresse un portrait original et franchement enthousiasmant d’une jeunesse qu’on ne montre que trop peu sous cet angle.

Si le point de départ est ancré dans la réalité, il ne s’interdit pas de véritables envolées lyriques quand, de la parole de ces jeunes naissent des passages fictionnalisés représentant leur imaginaire, leur quotidien fantasmé, sublimé, transcendé.

Ces adolescents, Olivier Babinet les a filmés au cœur d’un collègue d’Aulnay-sous-bois. Qu’ils parlent de leur quotidien, de leurs rêves, de l’amour ou des Français « de souche », ils le font avec une sincérité et une lucidité désarmantes. Leur parole est libre et l’on entend à travers elle un désir de se livrer.

Sans pour autant occulter les difficultés de leur vie quotidienne, le réalisateur nous fait la grâce de nous présenter avec humour et enthousiasme de magnifiques fanfarons.

Projection suivie d’une discussion animée par Mariana Alba de Luna, Psychanalyste, Membre de l’ECF

et Véronique Outrebon, Membre du Comité régional de l’ACF IdF

 

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