« Ca parle du corps » – Journée du CPCT Paris avec le CPCT Marseille Le 26 septembre 2015

Ça parle du corps !
le 26 septembre 2015, 9h à 17h

Amphithéâtre Charcot, Hôpital La Pitié
Salpêtrière, 75013 Paris

Entrée Vincent Auriol : 50/52, bd Vincent Auriol – métro Chevaleret
Entrée Pitié : 83, boulevard de l’Hôpital – métro St Marcel !
Entrée Salpêtrière : 47, boulevard de l’Hôpital – métro Austerlitz

EN QUEL sens la rencontre brève avec un psychanalyste au CPCT peut-elle permettre à un patient
d’apercevoir quelque chose de la satisfaction pulsionnelle à l’oeuvre au coeur de son symptôme?

Pour désigner le lieu de la pulsion où la psyché s’articule au corps, Freud avançait le terme de ça.
La configuration qu’il en donnait était celle du fond d’une « besace », pour reprendre le terme de Lacan. Aussi, Lacan, en affirmant que « le ça de Freud, c’est le réel »1 , situera-t-il les pulsions, non dans un lieu imaginaire fermé, mais sur un bord prenant appui sur un trait anatomique, notamment la bouche, l’anus, l’oeil, l’oreille.

La pulsion, ainsi conceptualisée comme une coupure, Lacan l’articule d’abord aux signifiants de la
demande, c’est-à-dire au symbolique, pour la distinguer du pur besoin. C’est donc une jouissance sexuelle au joint du symbolique et du réel, hors corps, ce qui veut dire hors imaginaire. De plus, après Freud, Lacan soulignera que la constance de la poussée pulsionnelle, Konstante Kraft, « interdit toute assimilation de la pulsion à une fonction biologique, laquelle a toujours un rythme »2. La pulsion ne connaît pas le temps, c’est une force constante. Or, s’il faut du temps pour que les tours successifs de la demande cernent la jouissance en jeu dans le symptôme, il ne s’agit pas pour autant de “laisser se dérouler la pulsion dans son éternité »3.

L’enjeu de cette journée du Journée du CPCT-Paris est de démontrer qu’en un temps resserré, le
désir de l’analyste permet d’orienter la cure, aussi brève soit-elle, vers la dimension de jouissance propre au symptôme dont le sujet se satisfait par les voies du déplaisir, c’est-à-dire en se donnant trop de mal. « Jusqu’à un certain point, c’est ce trop de mal, soulignait Lacan, qui est la seule justification de notre intervention »4.

Lacan mentionnait encore que ce qui caractérise l’opération de l’analyste, « c’est que nous
apprenons à l’analysant à faire épissure entre son symptôme et le réel parasite de la jouissance»5. Il
définissait dès lors le symptôme comme un noeud de « jouis-sens »6. Faisant ainsi équivoquer le mot jouissance, Lacan disait encore ceci : « J’ouis sens, c’est la même chose que d’ouïr un sens »7. Trouver un sens, implique donc de savoir ce qu’il en est du noeud dont le symptôme est fait. Ce sont ces « symptômes jouissance »8, pour reprendre ici la formulation de Jacques-Alain Miller, qui mettent en jeu une exigence pulsionnelle que nous essaierons d’explorer. Il s’agit – peut-être le temps d’un éclair que constitue le traitement au CPCT – de faire résonner, dans la parole, ce que Freud et Lacan appelaient le silence de la pulsion.

1 Lacan J., « Conférences et entretiens dans les universités nord-américaines », Scilicet 6/7, Seuil, Paris, 1976, p. 40.
2 Lacan J., Le Séminaire, livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Seuil, Paris, 1973, p. 150.
3 Mahjoub L. « La séance courte », in Un réel pour le XXIème siècle, Scilicet, Collection rue Huysmans, E.C.F., Paris,
2013, p. 316.
4 Lacan J., Le Séminaire, livre XI, op. cit., p. 152.
5 Lacan J., Le Séminaire, « R.S.I. », Ornicar? n°7, Paris, juin-juillet 1976, p. 16.
6 Lacan J., « Télévision », Autre écrits, Seuil, Paris, avril 2001, p. 517.
7 Lacan J., Le Séminaire, « R.S.I. », op. cit., p. 16.
8 Miller J.-A., « Une fantaisie », Mental, n° 15, février 2005, p. 26.

 

 

Attention ! Il n’y aura pas d’inscriptions sur place !
Tarifs :
Inscription personnelle : 60 €
Étudiants et chômeurs sur justificatif : 30 €
Formation continue : 120 €
Adresser le bulletin d’inscription et votre chèque à l’ordre du CPCT-Paris à l’adresse
suivante : CPCT-Paris, 20 Allée des Frères Voisin, 75015 Paris !
Pour toute information : CPCT_formation@yahoo.fr
Journée du CPCT-Paris 2015 Bulletin d’inscription

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Image à la Une : Hans Bellmer, « Je: Tel Est Le Nom », Les Anagrammes du corps, pointe sèche,1973.

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